LA MOBILISATION SOCIALE

Une organisation de mouvement social (SMO) est une organisation formelle qui calque ses buts sur les orientations d'un mouvement social et tente de mettre en œuvre ces buts. On l'appelle aussi organisation de la société civile (CSO) .


Les SMO du Mouvement Hizmet interviennent dans les domaines suivants :

a) L'éducation : maternelle, jardin d'enfants, primaire, collège, lycée général (littéraire ou scientifique) et professionnel, enseignement supérieur (université, cours de langue, cours d'informatique, cours de préparation aux examens d'entrée à l'université, centres d'étude pour tous les âges, résidences universitaires).

b) La santé : cliniques, hôpitaux, centres de soin et de diagnostic.

c) Les médias : télévision, radio, quotidiens, hebdomadaires et trimestriels (religion, social, littérature, sciences, généralistes, écologie, enfants), Fondation des journalistes et écrivains.

d) Les éditions : maisons d'édition, imprimeries, librairies, agences de design et de graphisme.

e) Les affaires et finance : une banque, une compagnie d'assurance, une association internationale et des associations régionales d'hommes d'affaires, agences de ressources humaines et de conseil, centres de vacance et d'hébergement.

f) Les aides et secours humanitaires : organisations d'aide locales et régionales, nationales et internationales, salles de lecture et centres d'étude pour défavorisés, clubs et fondations de femmes, centres culturels, centres de dialogue interreligieux.


Parmi les organisations de service qu'on vient de lister, certaines opèrent comme des fondations humanitaires. Toutes travaillent dans le marché ouvert et concurrentiel, et certaines sont constituées en sociétés privées orientées vers le marché. Ce ne sont pourtant pas des entreprises commerciales car elles ne privilégient pas leur présence sur le marché et les services payants pour leurs clients-membres. Leur intention est, plutôt que de faire du profit, de procurer des services de qualité et de répondre ainsi le mieux possible aux besoins des gens de tous horizons.


Dans les organisations centralisées, le pouvoir est entre les mains d'un seul dirigeant, ou d'un comité central, et les organismes locaux n'ont que peu d'autonomie. Le Mouvement Hizmet ne fonctionne pas comme cela. Les SMO et les institutions du Mouvement apportent leur contribution au bien-être éducatif, social et financier de la société au sens large. Certaines forment des chaînes formelles d'institutions mais sans centralisation. Cette décentralisation n'est pas une réaction négative à la centralisation politique et administrative. Les acteurs du Mouvement ne perçoivent l'existence d'aucun comité centralisé ni d'aucune organisation, et il n'y a par conséquent aucun sentiment d'être en première ligne ni aucune récrimination vis-à-vis d'un tel comité.


Il n'existe pas d'attitude « communauté contre organisation » ou « organisation contre communauté ». Cependant, comme les différentes SMO du Mouvement croissent et se renforcent dans des environnements très différents, cela nécessite une division du travail, une variété de modèles et de fonctions spécialisées, avec des définitions de rôles et de normes plus spécifiques. Les acteurs du Mouvement modifient les SMO sur des points secondaires pour réagir aux stimuli et s'adapter aux limites venant des particularités de l'environnement local où ils opèrent. Toutefois, les SMO sont toutes responsables vis-à-vis des autorités locales de l'État et de leurs propres contrôleurs officiels, et se conforment aux lois nationales et internationales. Cette qualité d'ouverture, de visibilité et de responsabilité vis-à-vis du système garantit la légalité des SMO.


Non. Il n'y a pas d'organisation-ombrelle au sein du Mouvement Hizmet. L'action n'est pas coordonnée de cette façon. C'est au contraire la base qui participe à la formation de la culture du Mouvement et contribue à la gestion concrète de son action en exerçant le contrôle, en coordonnant et en utilisant les informations diffusées par les organes de presse. Des initiatives différentes peuvent se chevaucher et des individus différents peuvent assumer de nombreuses fonctions en même temps, parce qu'ils appartiennent à des réseaux différents et inclusifs. Dans la plupart des cas, ces individus agissent comme intermédiaires informels dans des formes variées de relations inter-organisationnelles. Le Mouvement n'a donc pas besoin d'une organisation-ombrelle pour coordonner ou construire une coalition de différentes SMO pour faire pression et collecter des ressources.

L'autre facteur qui fait qu'une organisation-ombrelle ou un leadership n'est pas nécessaire est le degré de développement culturel dans le Mouvement. Étant donné que le haut niveau de développement culturel, le moral des acteurs du Mouvement est élevé, leur engagement et leur ténacité face à l'adversité en sont de même.


La concurrence entre projets et institutions est réduite. Le travail d'équipe et la concurrence, en même temps que la coopération et la consultation entre projets de service, sont encouragés. La concurrence entre les individus ne l'est pas. La concurrence n'a pas pour but la promotion personnelle mais elle est un moyen de motivation pour atteindre le meilleur et pour progresser dans le cadre de l'ordre social et politique. Quand elle concerne les écoles, elle peut être considérée comme une compétition acharnée pour un bénéfice plus grand et des résultats scolaires meilleurs. L'efficacité fondée sur la concurrence ouverte, à la fois dans les entreprises économiques et dans les institutions éducatives, est plus importante que la solidarité avec les amis ou avec un groupe particulier ou avec les membres de la famille, les proches parents et/ou les habitants de son village.


La répartition du travail est fondée sur les règles formelles dans les institutions, alors que dans les réseaux relationnels les tâches sont distribuées de manière informelle selon les compétences que chaque membre a envie d'apporter à un projet. S'agissant d'entreprises formelles et institutionnalisées, les SMO ont entraîné le développement d'une gestion professionnalisée au sein du Mouvement.

Les acteurs reconnaissent la nécessité de la répartition du travail. C'est pourquoi le contrôle social et professionnel, dans toute SMO, se fait par supervision directe et par des règles formelles normalisées ou des sanctions universellement reconnues. Ce contrôle social et professionnel est aussi placé sous la supervision permanente d'un conseil d'administration ou des fiduciaires propres à chaque SMO. Cela garantit l'efficacité, la recherche de relations internes satisfaisantes et le respect des dispositions légales.


Le rôle d'administrateur ne procure à personne aucun pouvoir ni aucun contrôle sur des ressources stratégiques, et n'est récompensé par aucun avantage matériel significatif. Que ce soit à court terme ou à long terme, une opération ou un projet ne justifient pas qu'un individu prenne le contrôle des ressources destinées à l'action collective.


Une fonction de directeur ou d'administrateur exige un engagement plus grand, et des liens et relations compatibles et holistiques avec tous. Cependant, l'engagement est vu non seulement comme un but pratique et quotidien mais aussi comme un but à long terme pour tous les acteurs, et pas seulement pour les administrateurs des SMO.

La spécialisation des activités des différents réseaux individuels a pour conséquence la répartition du travail et des missions. Les acteurs acquièrent, développent ou consultent une expertise associative ou professionnelle. De cette façon, la base et les acteurs professionnalisés formulent des propositions consensuelles. L'efficacité des projets et des institutions est parfois rapportée par les médias afin qu'elle puisse être reproduite ou améliorée et qu'elle donne lieu à une réaction utile.

Ainsi, alors que la base alimente un flux de ressources, et que les SMO traitent et diffusent des informations et des produits, d'autres réseaux, tels que les médias, remplissent une sorte de fonction intermédiaire de représentation.


Le Mouvement Hizmet s'occupe des besoins humains aux niveaux culturel et spirituel. Il s'agit d'aider et de soutenir des individus face aux modes de vie qui leur sont imposés et qui ne leur procurent pas les bases culturelles nécessaires à leur auto-identification. Le genre de comportement encouragé par le Mouvement, et les processus internes de formation des attitudes, n'ont pas de but politique, ni même matériel. Le Mouvement fait prendre conscience des énergies collectives, afin que des dilemmes solidement ancrés et des choix critiques soient pris en considération. Il affirme qu'on ne peut éduquer, soigner et informer les individus que dans un environnement sain et que par des institutions solides. Pour pouvoir le faire, le Mouvement crée des institutions nouvelles, propose un langage nouveau, des modèles nouveaux et un personnel nouveau.


L'institutionnalisation de la conception de la société que possède le Mouvement Hizmet, révèle l'ampleur de son accumulation de connaissance, de son expérience et de son expertise. Elle montre ce que le Mouvement Hizmet peut proposer, innover et offrir à la société au sens large, à l'humanité et au monde. Le potentiel culturel du Mouvement se manifeste sur des questions particulières ou dans des domaines sociaux spécifiques, ouvrant ainsi de nouveaux champs à l'innovation et au changement.


L'institutionnalisation des services est un succès et montre que les gens au sein du Mouvement ont donné à leurs activités une vie nouvelle grâce à des fondements traditionnels à but non lucratif. Cela aide à légitimer les services et les institutions, et représente une méthode importante pour relier les cultures passées et présentes de la société. C'est aussi un indice important du besoin d'unité que les gens ressentent entre leur culture et la modernité. Ainsi, regarder l'institutionnalisation des dynamiques sociétales dans une société complexe est un instrument de mesure plus approprié que de se demander simplement si oui ou non le Mouvement est politiquement efficace.


Les institutions et les projets de service sont formellement indépendants les uns des autres. Ils sont cependant informés de leurs activités respectives à travers le réseau de bénévoles et de professionnels. Tous offrent de bons exemples aux autres, et procurent des points de vue et des tribunes différents, que d'autres peuvent imiter ou améliorer.

Les différentes SMO qui accueillent l'acteur collectif qu'est le Mouvement sont autonomes car elles travaillent dans les limites permises par la loi et le système. Elles sont interdépendantes parce qu'elles interagissent, échangent et tirent profit des résultats de l'ensemble, parce qu'elles reconnaissent leurs résultats comme les leurs, et parce que les résultats sont considérés, par d'autres personnes ou groupes, comme appartenant au Mouvement et à ses SMO.

Parce que les individus et les groupes de service sont reliés par des relations d'interdépendance, toute variation d'un élément a des effets sur tous les autres au sein du Mouvement. Il existe des relations mutuelles négociées, et des relations institutionnelles qui sont contractuelles. Les acteurs et les réseaux utilisent leur expérience accumulée pour s'adapter, négocier et concevoir des stratégies. Ils restructurent le champ de leurs activités, et ajustent leurs projets futurs et la façon de les mener à bien.


Les SMO, qui sont légalement constituées, possèdent une évidente différentiation interne, une répartition fonctionnelle du travail et des limites à leur zone d'influence. Elles travaillent sur un territoire limité, utilisent des mécanismes de coordination horizontaux et verticaux, possèdent un leadership et des critères de sélection du personnel. Elles tiennent des livres de compte. Hormis le statut juridique de chaque SMO et des lois du pays où elle est située, il n'existe aucun autre système de lois ni de règles pour gouverner les procédures ou les comportements dans des circonstances particulières, ou au sein d'une SMO particulière.

Il n'existe de procédure disciplinaire cachée (ou informelle) dans aucune organisation. Cependant, dans les relations sociales interpersonnelles, il est évident que les individus partagent une même vision des problèmes et de l'action. Cela peut avoir une influence sociale et morale sur les individus, ou avoir des implications dans un réseau de services particulier, comme c'est le cas dans toutes les relations sociales quotidiennes partout dans le monde.


Tout réseau de service peut lancer un projet ou réfléchir autour d'un thème particulier. Différents réseaux de service mettent en place des comités pour étudier la faisabilité de projets, sans en référer à une autorité formelle ou centralisée. Si un projet est une réussite, il est diffusé par les médias ou par les bénévoles, par des associés dans les médias ou par des sympathisants à la périphérie. Les équipes professionnelles dans les autres SMO peuvent alors reprendre le sujet et le mener plus loin. Ainsi, chaque SMO est le reflet du but collectif, mais aucune SMO ne peut prétendre ni ne prétend être considérée comme représentant les intérêts collectifs du Mouvement dans son ensemble.

Ce cadre collaboratif tend à produire une diffusion des thèmes et des expériences, une mobilité des volontaires et de l'expertise. C'est cet engagement en faveur d'une culture riche et de soutien qui conserve la viabilité et la pérennité des SMO du Mouvement.


Elle est bénéfique parce que les SMO formalisées tendent à s'engager dans des tactiques d'institution. Elles n'ont pas tendance à se lancer dans des tactiques d'actions directes et perturbatrices, ni à user de violence pour atteindre leurs buts. Dans le cas particulier du Mouvement Hizmet la loyauté première des acteurs n'est pas envers le Mouvement ni envers eux-mêmes, mais elle l'est envers l'action, les autres et Dieu. L'action n'est pas un instrument temporaire mais une vocation, et même une forme de dévotion.


La prospérité de la société turque a accru la disponibilité d'un grand éventail de ressources, ce qui a facilité la participation à des mouvements sociétaux comme le Mouvement Hizmet et ses SMO, ainsi que l'institutionnalisation du Mouvement. Les projets du Mouvement qui furent institutionnalisés dans les années 70 se poursuivent encore aujourd'hui, et de nouveaux s'y ajoutent sans cesse.


Non. Aucun individu dans le Mouvement ni dans aucune SMO n'a le droit de distribuer des pouvoirs ou des ressources. Cependant, cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de structures d'autorité au sein des SMO et des institutions. La répartition du pouvoir d'administrer peut varier au sein des SMO, mais le contrôle local et décentralisé des ressources signifie que les ressources ne sont pas et ne peuvent pas être réallouées entre les acteurs du Mouvement par une quelconque autorité centrale.

Toutes les SMO du Mouvement sont formellement structurées pour que les ressources ne puissent échapper à la comptabilisation ou disparaître d'une façon ou d'une autre. Il n'y a eu aucune preuve du contraire depuis que le Mouvement existe, et les ressources concernées sont de toute façon sous le contrôle et la supervision de l'État et des autorités légales. C'est une des caractéristiques qui font que les institutions et ceux qui y travaillent sont dignes de confiance et estimables aux yeux des gens ordinaires comme aux yeux des autorités.


Les acteurs du Mouvement tendent à appartenir à de nombreux réseaux en même temps, et chacun de ces réseaux comporte un nombre de personnes, avec des niveaux d'engagement différents. C'est pourquoi les réseaux peuvent toujours trouver des travailleurs ou des bénévoles supplémentaires et confier le travail ou les tâches à ceux qui sont les mieux adaptés. Cela signifie aussi qu'une tâche ou une responsabilité sera prise en charge par un ou plusieurs travailleurs ou bénévoles dans une SMO, et par d'autres dans une autre SMO, qu'elle soit proche ou lointaine. Outre qu'une telle duplication signifie qu'aucune personne ou SMO ne peut prendre le contrôle sur une autorité ou sur des ressources dans un domaine particulier, c'est aussi une source de soutien et de collégialité. Tout cela évite de tirer profit des positions, de l'autorité et des ressources mises à la disposition d'individus. Cela fournit une sorte de surveillance interne par tous et fait que chacun est responsable devant tous.

Les individus qui ont pris en charge des projets sont en permanence supervisés et soutenus, cognitivement et au plan de la motivation, et si nécessaire matériellement, pour mener à bien les projets. Cela procure aux gens une motivation forte, une solidarité, une cohésion et un échange d'expériences entre unités. C'est pourquoi personne n'est accusé d'échouer personnellement, mais tous mobilisent le soutien, la guidance, le consensus et les ressources nécessaires à l'action collective.


Les projets sont sélectionnés selon leur faisabilité, leur légalité et leur efficacité. Ils ne sont pas exploités pour servir une « politique de signification », c'est-à-dire pour acquérir un ascendant sur d'autres ou pour s'élever dans une quelconque hiérarchie existante de circonscription, de classe, de politique ou de crédibilité. Aussi les projets ne sont-ils pas choisis pour le prestige ni pour leur potentiel pour attirer l'attention.

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les individus choisissent de participer à un projet particulier. Des facteurs motivationnels découlent des nombreux participants qui proviennent des milieux divers et variés, des caractéristiques des différentes régions où les participants vivent, travaillent et agissent bénévolement, et de la formalisation et l'institutionnalisation du Mouvement dans plus de cent pays. Ainsi les individus perçoivent-ils qu'entre leur identité et les services offerts par le Mouvement il existe un haut niveau d'accord dans leur environnement et dans le monde au sens large. Leurs propres orientations, intérêts et valeurs sont en harmonie et complètent ceux du Mouvement Hizmet. En outre, comme les buts et la vision du monde du Mouvement Hizmet ne s'éloignent pas beaucoup de la tendance dominante ni des perspectives préexistantes en cours, les participants investissent facilement leur énergie dans l'action collective du Mouvement. Environ un millier d'institutions éducatives et culturelles à travers le monde en est la preuve.


Si des problèmes particuliers sont liés aux valeurs universelles (paix, droits de l'homme, réduction de la pauvreté, etc.), des projets à court terme peuvent être lancés, permettant une mobilisation immédiate et par conséquent temporaire. Pour citer quelques exemples : l'aide aux victimes du tremblement de terre au Pakistan, au Pérou et en Haïti, l'aide aux victimes du tsunami en Extrême-Orient, la réduction de la famine et de la pauvreté en Afrique, et d'autres efforts d'aide aux pays frappés par des catastrophes.

Une action de ce type intervient dans le cadre du consensus international et de la légalité. Différents éléments convergent dans le cas de telles mobilisations : institutions, médias, personnalités du monde artistique et autorités étrangères. Ce qui est frappant à propos de ces projets de service à court terme, c'est que le Mouvement Hizmet fait spécialement appel aux réseaux de service locaux, au temps libre et aussi à l'engagement de professionnels. De cette façon, l'acteur collectif qu'est le Mouvement établit des relations et coopère avec les institutions ou les secteurs professionnalisés du marché pour des mobilisations à court terme. Un bon exemple en fut le match de football organisé entre une équipe mondiale et l'équipe nationale turque au profit des orphelins bosniaques et croates dont la scolarité avait été interrompue après la guerre par manque de locaux et de moyens financiers.


Non. L'action politique et le service à la communauté sont deux choses différentes. Les groupes politiques, avec leurs conceptions politiques, leurs visions du monde et leurs buts différents, travaillent pour se distinguer, se différencier et asseoir leur supériorité sur les autres. Ils travaillent avec arrogance pour acquérir des positions dans le monde politique, pour se faire remarquer et élire. Il ne faut pas confondre leur volonté de différence et de supériorité avec l'attitude des réseaux de service qui opèrent de manière altruiste pour offrir à la société ce qui lui manque, et où les gens et les groupes s'effacent et travaillent sans qu'on parle d'eux et sans reconnaissance. L'intention n'est pas de se faire remarquer ou d'être élu. Au contraire, les gens apportent une contribution anonyme.

En comparaison avec l'action politique, le Mouvement Hizmet possède un haut niveau de flexibilité sous une forme organisationnelle très adaptable, ainsi qu'une élasticité des relations interpersonnelles. Cela permet aux réseaux d'assumer une fonction de réflexion sur eux-mêmes, et en même temps de produire des codes culturels. Tout cela permet de changer facilement ou de faire un pont entre une fonction et une autre. Les réseaux adaptables et les capacités d'autoréflexion du Mouvement Hizmet aident à la mobilisation publique et procurent leur énergie aux projets, qui à leur tour alimentent les réseaux d'acteurs nouveaux, forment des talents nouveaux et redéfinissent les problèmes et l'espace public. C'est une des raisons de la reconnaissance internationale du Mouvement.


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