Non. Au-delà des intérêts immédiats de l'acteur ou des travailleurs, d'autres « récompenses » (avantages symboliques, prestige, estime de soi, autorité) sont présentes dans l'action altruiste, comme elles le sont dans d'autres formes d'échange social. L'action altruiste peut aussi produire des bénéfices économiques indirects dans la mesure où le participant acquiert des compétences utiles (par exemple des compétences professionnelles dans un certain domaine), établit des réseaux d'influence (contacts professionnellement avantageux) ou développe des qualités de leadership. En outre, il est dans la nature de tels services et de leurs objectifs que les individus puissent y poursuivre une multiplicité d'objectifs secondaires ou tertiaires. Ces cas ne sont pourtant pas très fréquents et n'invalide pas les services altruistes entrepris ni les objectifs collectifs partagés par tous ceux qui s'impliquent pour réaliser le bien commun. Après tout, le contentement intérieur ou l'honorabilité qui s'attachent aux individus quand de tels services sont rendus ne sont pas ce qu'ils visent par leur travail, mais sont simplement une grâce inattendue qui peut (ou peut ne pas) découler d'une telle activité altruiste.


Partager cette page:
(* champs obligatoires)
TOP