Comme les personnes qui apportent leur contribution au Mouvement évitent en général de chercher des positions de pouvoir, et comme les participants évitent consciemment de donner du pouvoir aux gens qui le recherchent, ces formes de conflit sont peu vraisemblables. Si un individu, ou un groupe, essayait de provoquer un tel conflit, il ne trouverait certainement aucun soutien dans le Mouvement et aurait peu d'impact, car il serait manifestement en contradiction avec les normes en vigueur dans le Mouvement.

Quand des chercheurs qui ne connaissent pas vraiment le Mouvement spéculent sur les conflits potentiels de pouvoir, de distribution des ressources et de succession, ils négligent de prendre en considération la compréhension que les militants ont des opportunités qui s'offrent à eux. Ce que de tels chercheurs présentent comme étant la réalité a été construit mutuellement et socialement, et partagé entre l'acteur collectif et le chercheur, et n'a donc aucune réalité objective.

Plutôt que de spéculer sur l'allocation future des ressources et du pouvoir, il serait utile d'étudier les ressources invisibles qui sont derrière l'efficacité du Mouvement ; Celles concernant le consensus, l'absence de concurrence pour le pouvoir et le leadership, les formes diverses de coopération et d'échange, l'interaction réciproque, le sacrifice, le dévouement, l'altruisme et le fait de travailler pour l'agrément de Dieu et de l'espérer. Ce sont ces variables, et non le management d'un individu ou d'un groupe, qui permettent au Mouvement d'atteindre ses objectifs.


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