Le Mouvement se différencie manifestement des initiatives locales qui traitent de tels problèmes par sa méthode. Comme il n'est pas un parti politique et qu'il n'essaie pas d'accéder au pouvoir politique, il ne pollue pas ses missions culturelles et éducatives par des stratégies et des ambitions politiques. Il aborde de manière adéquate les questions qui doivent être résolues, et appelle au changement en prenant des responsabilités et en s'occupant des individus et de leurs besoins, plutôt qu'en adoptant des positions politiques et gouvernementales. En ce sens, le Mouvement montre plus de désintéressement qu'un parti politique ou qu'un mouvement politique.

Les plateformes GYV élaborent et diffusent des idées, des informations et des connaissances. Ces idées relèvent d'une logique différente et permettent à de nouveaux discours et à de nouvelles idées d'être exprimés et entendus. Ils sont différents des discours et des idées que veulent imposer les groupes de pression dominants en Turquie. Il ne s'agit pas d'ignorer naïvement la tendance de ces groupes dominants à revendiquer un contrôle hégémonique sur les mécanismes et les processus politiques. Il s'agit plutôt de prendre place au sein du Mouvement ou de rester en dehors du Mouvement, d'enseigner en connaissance de cause le rôle des institutions sociales, et d'aider ainsi à définir ce que pourrait devenir une démocratie participative dans le pays.


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